Quels sont les Critères de Qualité d’un pollen ?
Nous venons de voir que le pollen est un aliment très complet puisqu’il contient à la fois: des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines, des minéraux, des micro-constituants végétaux antioxydants et même des ferments lactiques lorsqu’il est frais.
Peu d’aliments, dans notre alimentation habituelle, recèlent une telle richesse (ou densité) nutritionnelle. Mais pour que le pollen puisse légitimement revendiquer des propriétés diététiques, voire thérapeutiques, définir des standards garantissant la qualité des process de récolte, de transformation et de stockage apparaît indispensable. Le consommateur est ainsi assuré d’acheter un produit aux qualités organoleptiques, nutritionnelles et micro biologiques intactes
Certains pays comme le Brésil, la Bulgarie, la Pologne ou la Suisse ont déjà légiféré sur la qualité du pollen et défini des standards. Le sous-groupe de travail de la Commission internationale du miel, dirigé par le professeur Maria Campos, a rédigé un projet de standardisation des normes de qualité selon lequel le pollen proposé au consommateur sera soit séché à une température inférieure à 40 °C, soit congelé à l’état frais, cette technique brevetée n’étant exploitable que par une société française (Pollenergie). Le même projet prévoit une analyse permettant de déterminer l’origine botanique (pollen mono- ou polyfloral), sachant qu’est défini comme monofloral un pollen issu à 80% d’un même taxon (plante). En France, il n’existe encore aucune réglementation sur le sujet.
Un Environnement préservé, promesse de qualité
En tant que produit naturel, le pollen est sensible aux contaminants issus des pratiques de l’apiculteur lui-même (antibiotiques, pesticides) ou d’origine environnementale (métaux lourds, bactéries, champignons). Sa qualité micro-biologique doit répondre aux standards européens en vigueur mesurés selon les méthodes validées par l’AOAC international (Association of Official Analytical Chemists) (Voir tableau 2). Or de nombreuses études révèlent la présence de mycotoxines dans des pollens mal récoltés et/ou mal conservés. Ainsi, pour une qualité optimale, il est préférable de récolter le pollen dans des aires situées à plus de trois kilomètres de toute source de contamination potentielle: usine, champs de culture intensive, etc. Quant aux éventuels débris qui auraient pu se retrouver dans la trappe à pollen, une vérification macroscopique est obligatoire pour les éliminer.
Aucun additif n’est autorisé. Le mode de conditionnement doit respecter les conditions sanitaires et les bonnes pratiques de fabrication des produits alimentaires. Sur l’étiquette doivent figurer selon les nouvelles directives nutritionnelles: l’identification du produit (pollen polyfloral ou monofloral et dans ce cas de quel fleur), sa zone de production, sa date limite de consommation et une analyse nutritionnelle (énergie, protéines, glucides dont sucres simples, lipides dont acides gras saturés, et sel). Des données complémentaires non obligatoires – vitamines, minéraux, caroténoïdes ou polyphénols – offriraient une plus-value au produit. Enfin, un rapport proline/acides aminés totaux libres supérieur à65% pourrait être un indicateur de qualité du pollen.
TABLEAU 2: PROPOSITION DE STANDARDS MICROBIOLOGIQUES ET PHYTOSANITAIRES POUR LE POLLEN (D’APRÈS
CAMPOS)
Quelles sont les vertus santé du pollen ?
Plusieurs études témoignent de l’intérêt du pollen en alimentation humaine. Sa richesse en macro et micronutriments, le rend éligible à la plupart des allégations nutritionnelles sous sa forme fraîche. Mais compte tenu de la faible quantité qu’il est nécessaire de consommer, il devrait plutôt être considéré comme un aliment fonctionnel.
C’est l’aliment idéal pour pallier toutes les subcarences nutritionnelles courantes dans la population liées à notre mode de vie moderne.
Concernant ses propriétés thérapeutiques, citons son action stimulante, tonifiante, rééquilibrante et métabolique sur l’organisme entier.
Poids, équilibre Énergétique et vieillissement
On sait depuis les travaux de Rémy Chauvin en 1968 que la consommation de pollen permet de stimuler l’appétit des anorexiques. (Elle permet aussi une meilleure croissance des jeunes animaux ou de récupérer un retard.) À l’inverse, pour ceux qui sont en proie au grignotage et au surpoids, la richesse énergétique du pollen (300 à 400 kcal/100 g), sa teneur en fibres et son effet rassasiant en font un allié de choix.
Le pollen est aussi un aliment intéressant chez le sportif en phase de préparation et/ou de récupération. Le nombre de jours d’entraînement manqués pour cause d’infection des voies respiratoires supérieures est significativement inférieur chez les nageurs consommateurs de pollen.
La coenzyme Q10 est présente dans les pollens de colza et d’abricot; la teneur est toutefois cinq fois plus élevée dans le second (le même rapport a été observé entre les formes sèches et fraîches de ces deux pollens) L5. Cette petite molécule située dans la mitochondrie (usine énergétique au sein de la cellule) est indispensable à la fourniture d’énergie, mais sa production décroît avec l’âge, d’où l’apparition sur le marché de quantité de produits enrichis en cette molécule.
Certains pollens, comme ceux de ciste ou de saule, sont particulièrement riches en caroténoïdes (jusqu’à cinq ou six fois plus que la carotte!). Le pollen de saule renferme deux pigments particuliers, la lutéine et la zéaxanthine, présents dans la macula, zone spécifique de la rétine. Or une moindre teneur en ces pigments augmente le risque de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).
Le vieillissement et bon nombre de pathologies s’accompagnent d’une dénutrition (déficit en protéines et en énergie) qui fragilise les personnes atteintes. Une étude réalisée sur des animaux a permis d’observer que l’ajout à leur ration de 5 ou 10% d’un mélange breveté de pollens frais monofloraux permet de restaurer leur poids et leur masse musculaire, malgré un état de dénutrition avancée.
Action stimulante, tonifiante, rééquilibrante et métabolique sur l’organisme entier
Source : Nature & Vitamines P.49-55
SOIGNEZ-VOUS AVEC LES PRODUITS DE LA RUCHE
– CARDINAULT. N –